AU-DELÀ

Bali Verne

Paris, le 30 septembre 2016 - dix-huit heures d'avion : destination Bali. 

AU SEPTIÈME CIEL

C'était la première fois qu'on allait aussi loin (au-delà des frontières de l'Europe). Bizarrement, le trajet n'a pas semblé si long, les petits écrans et la sélection de films proposée dans l'avion y sont pour beaucoup - la mélatonine aussi *ZZZ*. Nous avons volé avec la compagnie Eva Air et Hello Kitty ; il nous a semblé que les hôtesses avaient été recrutées selon un critère de "mignonnerie" évident (les joues roses et les yeux qui rient).

LES PIEDS SUR TERRE

Nous avons atterri à Denpasar et - parce que je suis une fille organisée - un monsieur, Made, nous attend à la sortie de l'aéroport, nos deux prénoms écrits sur une pancarte (j'ai toujours voulu voir mon prénom sur une de ces pancartes, comme dans les films). Il sera notre chauffeur (bien plus que ça dans les faits) pour les 7 premiers jours de notre séjour, le temps que nous avions décidé de passer à Ubud.

UBUD

Nous y sommes donc restés une petite semaine. C'est une petite ville encore authentique ; centrale sur l'île, l'emplacement idéal pour voir/faire pas mal de choses sans faire trop de route. Sur place, nous avons réservé une suite au sein d'un complexe situé au coeur des rizières d'Ubud, via Airbnb (toujours) : c'est somptueux (je vous laisse juger ici). Le rapport qualité/prix est imbattable à Bali. La conversion euros > roupies est disproportionnée : nous étions millionnaires (1€ = 14 500 IDR). Depuis Ubud, nous avons vu (dans le désordre, désolée) Tanah Lot (le temple sur l'eau), le temple royal de Mengwi, les sources d'eau sacrée de Pura Tirta Empul ; nous avons gravi le mont Batur - à 4h00 - pour assister au lever de soleil, nous nous sommes baignés dans les sources d'eau (naturellement) chaude au pied du volcan ; nous nous sommes fait éclabousser les pieds en bas des chutes de Munduk, nous sommes aussi montés les voir de plus près, sur la terrasse d'un café local équitable : le Ecocafé ; nous avons bu du Kopi Luwak (fait à partir de grains de café passés par le système digestif de ce petit animal, oui oui) ; nous avons vu les lacs et le temple Ulun Danu Bratan (sous une pluie torrentielle), Gunung Kawi (le cimetière royal) ; nous nous sommes perdus dans les rizières de Jatiluwih, dans celles de Tegallalang aussi ; nous sommes partis à l'aventure dans d'autres rizières (encore, mais pieds nus cette fois), avec un petit monsieur sympa, croisé au coin d'une rue à Sidemen, dans ce petit village sans artifice ; nous avons fait un bout de chemin avec les enfants sortis de l'école, en uniforme, le sourire jusqu'aux oreilles et le regard curieux. Nous avons évidemment arpenté les rues d'Ubud, nous nous sommes fait masser (une première, tant qu'à faire), nous avons visité la Monkey Forest dans le centre : un immense temple où la nature a repris ses droits (on la laisse faire), un endroit digne du Livre de la Jungle (pas de cage, c'est un véritable sanctuaire pour les singes). C'est au BiahBiah que nous avons dîné le plus souvent, on recommande vivement ; nous avons aussi mangé au Fair Warung Balé, un warung où l'on mange vraiment bien (quantité et qualité), local et solidaire puisque le prix du plat (pourtant pas plus cher qu'ailleurs) inclut un don à la Fair Future Foundation, nous avons adoré le concept.

Puis, nous avons pris la route, avec Made, pour rejoindre Lovina (prochaine étape) ; un long trajet que notre nouvel ami a su rendre agréable : nous avons fait quelques détours pour observer de splendides paysages et un arc-en-ciel après le déluge, nous avons aussi croisé des singes au loin (qui nous faisaient signe de venir) et un sorcier, un python royal autour du cou (dont il nous a raconté sa folle histoire). Nous nous sommes arrêtés manger dans un warung, un vrai de vrai (je n'ai pas noté son nom, pas sûr qu'il en ait un), où Made mange souvent. C'est comme si la mère de famille avait ouvert la porte de chez elle et mis la table pour qui voulait se restaurer : on y a mangé du riz gluant (comme d'un seul bloc et coupé en tranches) avec une sauce aux cacahuètes (un délice) et des oeufs durs. Nous avons déjeuné tous les trois, chacun un plat complet + 2 portions de riz rouge à la coco (pour les bonhommes) et nous en avons eu pour moins de 5 euros, hallucinant.

LOVINA

Nous avions réservé une maisonnette atypique dans un petit B&B éco-responsable : le Santhika. Un endroit convivial, où le partage est de mise et, où tout est pensé pour amener tout le monde à échanger, à discuter. On nous souhaite la bienvenue avec un massage traditionnel des pieds, fort agréable (même si j'ai beaucoup appréhendé, les chatouilles tout ça tout ça). Chaque samedi soir, un dîner est organisé ; tout ceux qui le souhaitent s'assoient à la même table, autour d'une grande feuille de bananier sur laquelle sont disposés divers plats typiques balinais. Pas de couvert mais un grand bol d'eau fraiche dans laquelle rincer ses mains avant de se servir et de manger avec les doigts, j'adore. À Lovina, nous nous sommes baignés dans les sources d'eau chaude de Banjar, nous avons embarqué à bord d'un jukung (bateau de pêche traditionnel indonésien) et nous sommes allés à la rencontre de dauphins sauvages, de bon matin, loin des côtes. Nous sommes restés 2 jours complets, le troisième jour Wayan (membre de l'équipe de Robyn, dont je vous parle juste après) venait nous récupérer et nous accompagner à la prochaine étape.

AMED

Nous avons loué un bungalow (une vraie petite maison en fait) chez Robyn (avec qui, depuis Paris, j'avais longuement échangé au sujet de l'organisation de TOUT mon voyage, adorable), nous sommes au Kirana Homestay pour 3 jours (bungalow orange). Pas très loin, nous avons visité le Tirta Gangga Water Palace (su-blime, l'un de mes endroits préféré à Bali), nous nous sommes même baignés dans la piscine royale (un peu fraiche, l'eau) ; nous avons grimpé 1700 marches (oui, c'est beaucoup) pour arriver au plus haut temple de Lempuyang : ce n'est pas tant le temple qui vaut le détour (selon moi) mais la vue sur le mont Agung, le temple un peu plus bas est bien plus impressionnant - surtout cette espèce de porte qui donne sur le ciel. Puis, nous avons loué un scooter (les rues étant bien moins encombrées dans ce coin de l'île) et nous sommes partis plonger (masque et tuba, entendons-nous) : nous avons vu un temple immergé depuis des lustres, désormais habité par des poissons de toutes les couleurs, quelques coraux encore entiers (c'est une longue histoire mais Bali n'est pas le spot le plus approprié pour observer les coraux, en tout cas pas en snorkeling), c'est là que nous avons rencontré maman tortue, on l'a suivie un petit moment. Ici, nous avons mangé au Warung Enak l'un des meilleurs du coin (de l'île peut-être - victime de son succès, pensez à réserver) et au Warung Celagi (mention particulière pour le Curry préparé par la mama en cuisine), à chaque fois sur les conseils de Robyn et sans regret. Nous avons aussi visité le Ujung Water Palace (un autre) et nous sommes prélassés sur le sable blanc de la Virgin Beach (oui, parce qu'à Amed le sable est noir, c'est drôle), c'est la première fois que nous lézardons au soleil. J'avais tout calculé pour arriver avant la saison des pluies mais il semblerait qu'elle ait pris un peu d'avance. Amed est un village à la coolon a a-do-ré. Mais c'est le moment de filer, direction l'archipel Gili.

GILI AIR

Nous avons opté pour Gili Air, un bon compromis entre la festive Trawangan et la paisible Meno. En fast boat, nous y sommes en moins de deux heures. Sur l'île (15 km2, nous en avons fait le tour en deux heures, à pieds sur le sable blanc), pas de moteur, que des vélos, pas de taxi mais des cidomos (charettes) et de petits chevaux bien aprétés (couverts de bijoux et de pompons). La chambre du 3W Cottages est classique et sans prétention, mais la salle de bain est dingue : à ciel ouvert ! Les gérants sont jeunes et très sympas, ils se proposent de nous organiser une petite excursion en bateau (un jukung, à fond de verre cette fois) pour aller voir les tortues qui vivent aux abords de Gili Meno, moment suspendu : de belles et grosses tortues juste là, certaines étaient à portée de main. Nous avons mangé un bout au Ruby's Café un soir, et au Chill Out un midi, face à la mer, les pieds dans le sable ; nous avons attrapé nos premiers (et derniers) coups de soleil à Gili Air.

SANUR

Nous sommes de retour sur Bali, au port de Pandang Bay, nous prenons un taxi fou et nous arrivons, de nuit, dans la magnifique suite du Little Tree Guesthouse. Nous avons dîné dans un petit restaurant qui nous a semblé sympa en passant, le Coconut Tree je crois mais je ne suis plus sûre. Nous avons choisi de passer cette dernière journée à Sanur pour nous rapprocher de l'aéroport. Sanur c'est la ville, le béton (on ne marche pas pieds nus ici) ; ça nous donne une vague idée de ce que peut être la presqu'île (tout au sud) et nous ne regrettons pas d'avoir (volontairement) zappé cette étape : nous avons préféré évité le sud de l'île, ses buildings et les touristes en masse pour privilégier la découverte de l'aspect traditionnel et authentique de Bali.

FINI

On reprend l'avion, on vit bien le vol, moins bien le retour à Paris. Pas de jetlag ni rien mais Bali nous manque déjà : toutes les couleurs, les odeurs, les fleurs de frangipaniers, les gens, les petits singes (les pigeons sont bien moins mignons), Made, nager avec les tortues, les épices, la sauce aux cacahuètes, le tempeh, Robyn, se perdre au beau milieu de la jungle, les temples à tous les coins de rue (toujours un joli sarong autour de la taille), se balader nu-pieds dans les rizières, les eaux turquoises, le sable noir, les moustiques moins, les geckos au plafond, la pluie non mais l'arc-en-ciel qui suit oui, le sourire des enfants dans la cour d'école, la magie un peu partout. On reviendra.

TERIMA KASIH*

J'ai trouvé beaucoup, vraiment beaucoup, d'informations sur lebaliblog ; j'ai aussi réservé mes tickets pour le bateau jusqu'à - et depuis - Gili Air avec l'aide de Bilel (le blogueur - formulaire de réservation). J'ai passé pas mal de temps sur le blog Balisolo également. J'y ai trouvé - sur l'un ou l'autre des blogs - les réponses à mes questions : la liste des vaccins à faire (ou pas), les moustiques, la météo, les itinéraires (pour 15 jours sur l'île), les adresses, les avertissements, les conseils... Je ne vais pas tout reprendre ici, je vous laisse les visiter.
C'est sur balisolo.com que j'ai trouvé le contact de Made, notre chauffeur sur le papier mais un véritable compagnon de route dans les faits. Nous avions beaucoup échangé via Whatsapp pour organiser notre planning avec lui, en amont. Il venait nous récupérer à 9h00 chaque matin ; toujours le sourire aux lèvres et un bonjour en français, juste pour nous faire plaisir.

 

*merci.

5

Leave a Comment

Comments (9)

  1. Wouah, tes photos sont tout simplement magnifiques ! Ça donne envie de voyager ! 🙂
    Alors ce Kopi Luwak, était-il vraiment si bon qu’on le dit ? Je serai curieuse de le tester aussi depuis le temps que j’en entends parler ! Mais pour autant que je sache, le prix doit être légèrement hors de mes moyens.
    Merci pour ce superbe article, j’espère voir d’autres articles de voyage sur ce joli blog ! Bisous !

    1. Merci Marion 💗
      Moi qui n’aime pas le café, j’ai aimé le Kopi Luwak, c’est pour dire ! Le prix est un peu exorbitant quand le produit est importé/exporté mais le Kopi Luwak étant produit sur place, à Bali, ce n’est pas beaucoup plus cher qu’un café en terrasse à Paris en gros 😌
      Merci encore et à bientôt 🙂
      Bises