le confinement, le bilan de chaque instant


mardi 17 mars 2020 – lundi 11 mai 2020

Confinement, nom masculin : action de confiner. 
Confiner, verbe transitif indirect : être très proche de quelque chose | synonymes : approcher de, côtoyer, friser, toucher à. 

Outre les aspects et enjeux économiques, politiques et / ou sociaux, le confinement part du principe même de penser aux autres, d’altruisme en fait et de faire au mieux afin d’éviter le pire : ici, la maladie #COVID19. Alors, je ne vais pas évoquer là la maladie mais plutôt le contexte dans lequel nous place cette pandémie et ce qu’elle révèle chez moi, peut-être chez vous aussi. 

UN MAL POUR UN BIEN, LE VERRE À MOITIÉ PLEIN

D’abord, j’ai la chance d’être en bonne santé et c’est ce qui me permet de profiter de cette situation comme je le fais, j’en ai bien conscience. J’ai la chance de n’avoir personne dans mon entourage proche et moins proche qui soit tombé gravement malade non plus. En fait, voilà ce que ce contexte permet : de réaliser la chance qu’on a, de positiver, de voir le bon côté des choses, de dire merci à la fenêtre tous les soirs à 20h. C’est ce que le contexte permet, mais tout le monde n’est pas apte à voir le verre à moitié plein ; c’est plus facile – et presque spontané – de plutôt le voir à moitié vide étant donné les circonstances c’est vrai. Mais c’est là qu’il faut intervenir et faire le choix (parce que la difficulté est là) de voir la vie – et les choses – comme il est bon (bénéfique, j’entends) pour chacun de les voir.

C’EST L’INTENTION QUI COMPTE

Une expérience scientifique (ou pas d’ailleurs) atteste que la simple démarche du sourire / le fait d’essayer de remonter les coins de nos lèvres vers les oreilles et de montrer ses jolies dents, provoque au sein du système nerveux la libération de l’hormone du bonheur ; de ce fait : c’est bien l’attitude / l’intention qui fait tout le travail ! Ce confinement, c’est peut-être ce qu’on appelle un mal pour un bien ? pour certains du moins et sur ce point : parce que le train de vie que l’on mène ne nous permet pas forcément de considérer tout ça et toute la chance qu’on a au quotidien finalement (?!)

RELATIVISE, FERME LES YEUX ET IMAGINE-TOI

Si ce confinement est d’abord un acte citoyen et qu’il nous permet de sauver des vies les doigts dans le nez (avec des gants), c’est aussi l’occasion de profiter de toute la bienveillance qui s’en émane et de s’en accorder une bonne dose. Cette pause “confinement” permet à tout un chacun de prendre le temps d’y réfléchir et d’apprécier les choses simples, comme la pause “voyage” nous l’a permis en vérité ! Un voyage (sans décalage horaire ni trajet de nuit cette fois) au cours duquel tu peux prendre le temps d’accorder de l’importance aux choses qui le méritent (selon toi).  De ce fait, il y a forcément une prise de conscience qui s’opère : tu relativises parce que tu as le temps d’y réfléchir aussi, surtout. Tu relativises (sur) ta manière de prendre les choses trop à coeur par exemple, (sur) le fait de bien trier tes déchets, (sur) l’amitié, (sur) ta façon de (sur-)consommer, (sur) ton alimentation, (sur) ta situation (professionnelle et/ou personnelle), (sur) l’amour, (sur) tout un tas de sujets auxquels on n’accorde que trop peu de crédit en temps normal. 

PRENDS SOIN DE TOI

Le parallèle avec le voyage est évident pour nous, parce qu’à l’autre bout du monde, on était finalement parti s’isoler du reste. Il est alors – naturellement – question de faire un focus sur soi comme il n’est pas aisé de le faire autrement ; et ce confinement nous en donne l’occasion ou jamais. Parce que s’il est parfois – souvent en dehors de ce contexte hein – question de penser à faire plaisir aux autres, à faire comme ça bien comme il faut, à respecter les horaires, les rendez-vous, s’il est bien trop souvent question de penser à rien d’important concrètement mais d’y penser et d’occulter, de ce fait, tout ce qu’il y aurait à penser et à méditer pour de vrai, il est aujourd’hui – depuis le 17 mars et jusqu’au 11 mai au moins – question de ne penser qu’à soi sans même culpabiliser, puisqu’on n’a finalement pas le choix de pouvoir penser à ce qui se passe ailleurs que chez soi, en soi(t). Dans cet acte de bienveillance et d’altruisme, le confinement implique (par définition) de se confiner, de côtoyer le vrai et de toucher à l’essentiel. 

DONNE-MOI LE TEMPS

Comme au cours du voyage que nous avons fait en Asie, j’ai perdu la notion du temps : il était long tout en passant à une de ces vitesses ! Il n’était plus question de lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi ou dimanche mais d’aujourd’hui, de ce qu’on a fait hier et de ce qu’on fera demain ; un peu comme en ce moment. Et parce que la notion du temps change, et parce que ça nous laisse le temps de se retrouver, de relativiser, de se recentrer, on apprend et on acquiert – j’ai l’impression – en peu de temps ce qu’il nous aurait été permis d’apprendre et d’acquérir en bien plus longtemps, dans un monde où il nous faut prendre le temps, se l’approprier presque et où c’est un effort constant. 

NOUVEAU LOOK POUR UNE NOUVELLE VIE

Et si cet article parle de confinement alors que c’est bientôt la fin, c’est aussi le début d’autre chose, d’une nouvelle manière de circuler, de travailler, de communiquer, de se saluer, etc. mais surtout le début d’une toute nouvelle façon d’appréhender les choses. Je ne veux pas élever un débat que je ne veux / pourrais pas mener mais voilà ce que j’en dis :
– je pense que si la tendance made in France commençait à être en vogue, elle va exploser après ça et c’est tant mieux ;
– je pense que tous les patrons qui craignaient d’accorder à leurs employés un créneau en télé-travail seront plus confiants désormais, ce qui offrira dès lors à leurs collaborateurs un meilleur cadre de vie ;
– je pense que le rhume, la grippe et la gastro feront bien moins de dégâts chaque année et que tous les gens – comme moi – qui cherchaient des excuses pour ne pas faire la bise à qui que ce soit en ont trouvé une belle #COVID19 ;
– je pense que le naturel revient au galop et qu’il est de plus en plus cool de fabriquer ses savons et sa lessive maison ;
– je pense que l’on a pu donner à la pratique sportive la place qui lui revient pour tout le bien qu’elle fait à notre corps et à notre esprit (même si j’ai testé le yoga et que ce n’est pas vraiment ma tasse de thé – Tibo InShape davantage) ;
– je pense que le temps est bon ;
– je pense qu’une petite semaine de confinement tous les ans pour laisser de l’air à la Planète ne serait pas du luxe ;
– je pense que la prise de conscience au sujet de l’environnement se fait de mieux en mieux et les données qui ressortent de cet épisode sont super encourageantes (30% de gaz à effet de serre en moins en France, un nombre record de tortues sur les plage de Thaïlande, des poissons, des dauphins, des baleines à Marseille, des oiseaux dans les jardin, le trou dans la couche d’ozone qui se résorbe bien comme il faut, etc. | informations diffusées sur le super compte @lesbellesnouvelles, chaque jour une bien belle nouvelle) ;
– je pense aussi et surtout que si tout le monde n’a pas la possibilité (tout est relatif) ou le cran de tout quitter pour aller voir ailleurs qui y est, le confinement permet une prise de conscience et un élan de bienveillance envers le monde et envers soi-même qui n’aurait pas forcément été possible autrement et pour autant de gens en même temps ! 

Il n’a jamais été autant question de prendre soin de soi alors prenez soin de vous et dites-moi en commentaire les trois choses qui ont changé chez vous / pour vous.

 

 

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