AU-DELÀ EXPÉRIENCES

Thaïlande, semaine 4 : Hua Hin, Bangkok

Voilà mon journal de bord, tel quel.

DIRECTION HUA HIN – LE 14 FÉVRIER

C’est Tom qui nous accompagne à la gare. Nous avons pris les billets la veille : 423 baht (11,80 euros) chacun, 2 dans une voiture, 2 dans l’autre et pas de places côte-à-côte. Le train est à l’heure, confortable ; on arrive même à s’arranger avec un backpacker tout seul pour s’asseoir à côté. On avait prévu le panier repas mais on nous sert du riz, du poulet en sauce (donc on a bien fait de prévoir le panier végé) et de l’eau ; à 15h on nous offre une brioche fourrée, pas mauvaise. Trois heures et demi plus tard, Hua Hin et son folklore. Sa gare mythique aussi, jolie. On marche jusqu’à la résidence dans laquelle nous avons réservé 2 chambres (via Airbnb) à 6,50 € la chambre (à deux dedans) ; c’est pas glamour mais c’est propre et confortable, bien situé aussi. Le marché de nuit est à 30 minutes à pieds. 30 minutes c’est quand même long avec les chiens errants qui hurlent à la lune.

HUA HIN – LE 15 FEVRIER

En bas de l’immeuble, une agence de location de scooter : 250 baht + 60 baht d’essence (en bonus) ; ils sont ok pour qu’on ne leur laisse qu’une copie du passeport. On s’en va se sentir petits, aux pieds d’une statue (d’un moine) haute de 12 mètres à Huay Mongkhol Temple (c’est gratuit) ; et puis en allant plus loin, c’est avec un Bouddha géant (encore en chantier) que l’on tombe nez à nez. Au village des artistes : Baan Sillapin (entrée à 40 baht), l’ambiance est agréable, bucolique. C’est autre chose au Wat Khao Takiap où les singes sont rois. Le temple se situe en haut d’un escalier de 80 marches, les moines mettent à dispo de quoi se couvrir, venue en short. Les boutiques sur la place sont axées coquillages et le bruit qu’ils font à s’entre-choquer me plait bien : j’aurai un rideau de coquillages dans la grande salle de bain. À 16h, on se rend au Cicada Market , les stands seront complètement installés vers 17/18h en vérité. Il y a une multitude d’artisans, de quoi boire un bon jus frais et de quoi manger un bout (tout fonctionne par coupons ici, s’il vous en reste en partant, il est possible de récupérer les sous qu’ils valent). On prendra les billets de train pour Bangkok en passant : 276 baht pour le train de 6:05, les autres sont beaucoup plus chers. On ira rendre le scooter dès ce soir, manger sur le trottoir d’en face une délicieuse soupe de noodles, les guirlandes de fête foraine font leur effet, le mille pattes qui passera à nos pieds aussi. On ira se perdre, traverser la fausse d’un concert de (hard) rock thaïlandais, goûter une version de micado aux amandes (adorer ça).

DIRECTION BANGKOK – LE 16 FEVRIER

Debout bien avant le soleil, en marche vers la gare, le train arrivera avec une petite demi-heure de retard. Heureusement que les chefs de gare viennent t’indiquer si le train à quai est le tien parce qu’on serait montés dans le train à quai à l’heure pour je ne sais quelle destination. Le train est plus vétuste que celui que l’on a pris pour arriver à Hua Hin ; il n’y a pas de plateau repas mais des dames du marché qui circulent avec un large panier sur la tête ou en bandoulière. Dormir à moitié, arriver à midi. Nous étions dans Bangkok depuis un moment déjà alors nous avons checké Google Maps pour descendre à la gare la plus proche de notre guesthouse. Prendre un tuk-tuk pour 150 baht à 4, les bagages accrochés sommairement à l’arrière. Le cadre de notre Tavee Guesthouse est magnifique, un havre de paix au milieu d’une jungle urbaine (les contacter par Messenger sur leur page Facebook pour booker une chambre) . Les chambres sont superbes, le service impeccable, la petite dame trop mignonne. Aller manger un bout sur le marché à côté, un padthaï à 40 baht. Se changer pour visiter le Wat Pho et son Bouddha doré géant couché (200 baht l’entrée). Attention : plusieurs boutiques ambulantes vous persuaderons que vous avez besoin d’acheter de quoi vous couvrir les épaules et les jambes (si vous n’aviez pas fait en sorte de) mais à l’entrée du temple, des tenues sont à dispo gratuitement (jupe rose et gilet à carreaux) en laissant en guise de caution un document (permis de conduire international pour notre part), il faut le savoir parce que ce n’est indiqué nul part. Ensuite, en bateau (15 baht) pour traverser et rejoindre le Wat Arun : 50 baht l’entrée + 20 baht la location d’un vêtement pour couvrir les zones à couvrir donc. Les marches sont hautes et il y a foule mais c’est beau à voir. Nous avons assisté à la bénédiction d’une enfant par un moine, privilégiés. Et pour clôturer cette journée touristique : le marché aux fleurs puis cap sur la fameuse Khao San Road, du crocodile au barbecue, les scorpions à la bouchée. Nous trouverons à manger un padthaï à 30 baht, cacahuètes à volonté, la rue parallèle. Du pipi du chien sur la jambe mais bien chaussée (une paire de chaussures fermées dans le sac) pour ne pas cohabiter avec une blatte dans ma sandale. Aujourd’hui, on parle de la suite et on envisage le Myanmar 2 par 2.

BANGKOK – LE 17 FEVRIER

Chatuchak Market ou le plus grand marché au monde. On s’y rend en bus, comme tout le monde ici. À bord, une petite dame à qui tu dis où tu vas pour approbation, elle t’attribue une place (ou pas) et viens te demander de payer le ticket ensuite : 15 baht par personne parce qu’on va loin mais il nous est arrivé de payé 9 baht à deux pour un trajet plus court (comme cette histoire de zones avec la carte Navigo à l’époque). Cette même petite dame nous indique quand il faut descendre et vers où aller ensuite. Le marché est immense, il nous faudrait presque un guide (je crois que le service existe d’ailleurs). On ira d’abord manger un oeuf sur le plat et du sticky rice comme un bout de pain du côté food market (ne pas s’arrêter aux premiers stands dont les prix sont exagérés) avant d’aller se perdre dans le marché, et de passer 100 fois dans la même allée. N’acheter rien d’autre qu’une poudre à base de tanaka (pour les vertus qu’on lui connait) parce que le sac à dos n’est pas extensible et qu’il pèse déjà son poids (13,4 kilos). Prendre un tuk-tuk pour 120 baht à deux (soit 10 baht de plus que ce que nous aurait coûté le trajet en métro + bus) jusque China Town. Impressionnant. On marchera d’ici jusqu’au quartier nommé le Little India pour manger un nan qui ne ressemblera en rien à celui qu’on connaît en France (qui dit vrai ?). Monter dans un bus, pas le bon sens, descendre, traverser, monter dans le même bus de l’autre côté de la route, toujours pas bon, le petit monsieur descendra de celui-ci avec nous pour nous indiquer le numéro de bus à prendre, merci parce que Rome2Rio c’est cool mais les informations ne sont pas toujours les bonnes. Direction le Terminal 21, ce centre commercial pensé comme un aéroport, grandiose : chaque étage consacré à une grande ville (Rome, Paris, Istanbul, San Francisco, Tokyo …).



BANGKOK – LE 18 FEVRIER

Aujourd’hui, les khlong ou les backstage de la ville : ces canaux sur lesquels de petits bateaux circulent comme des bus pour desservir les villages (comme des bidons-villes) au bord de l’eau. Nous avons cherché l’embarcadère en vain avant de marcher vers le Palais Royal où un tuk-tuk nous abordera et nous proposera un tour incluant les khlong, on décline l’offre mais on demande où est-ce qu’il est possible d’embarquer pour parcourir les khlong, quelle erreur. Il nous emmène jusqu’à l’embarcadère pour 40 baht, nous dépose-là et nous met en relation avec son ami : 1200 baht / personne pour 1 heures de croisière qu’il négocie (tout seul) à 1500 baht pour deux au final. Sauf que le prix d’un ticket est de 20 baht dans la vraie vie, donc non. On mangera sur le marché de Tan Tien avant de prendre le bus jusqu’au parc Lumpini : cadre sympathique, salle de sport en plein air, nous y ferons une petite heure de pédalo au beau milieu des varans qui se font passer pour de petits crocodiles dans l’eau. C’est sous un petit pont (en dehors du parc) que nous trouverons enfin où embarquer à bord du fameux bateau-bus sur les khlong. OK c’est pas une croisière mais c’est même pas 20 baht pour deux ; c’est quand même un bel aperçu de ce qu’il se passe à Bangkok au-delà des apparences. Préférer monter à l’avant du bateau, à l’arrière on a respiré la fumée noire du moteur qui ne doit pas dater d’hier … On se retrouve aux pieds du Golden Mountain Temple alors on s’y rend, assister au couché du soleil (entrée à 50 baht). On compte 344 marches pour arriver au sommet mais elles sont toutes petites, rien de pénible au contraire. En haut, un dôme en or autour duquel se prépare la fête de demain : une longue banderole sur laquelle tout le monde peut écrire un doux message. Nous sommes restés plantés là une heure, dans le calme, apaisés. Pour rentrer, 85 baht sur Grab, on négocie 80 baht le tuk-tuk. Douchés, on ira dîner au Da Winn Ha : cadre atypique, billard, babyfoot, brasserie à Bangkok, adresse locale où l’on rencontre quand même Remi de Montréal et ses cerises en Australie. Oublier qu’on est en Thaïlande un instant.

BANGKOK – LE 19 FEVRIER

Déjeuner du pain au Konnichipan Bakery, établir un itinéraire logique pour le Myanmar, booker la semaine avec les éléphants, aller se faire masser / craquer au Darin (250 baht l’heure + un thé et des petits gâteaux en sortant). Sortir chewin-gum. Rejoindre (à pieds même si la ville n’est vraiment pensée pour) Wat Benchamabophit et observer la cérémonie. Aujourd’hui, c’est la fête bouddhique la plus importante en Thaïlande : Makha Bucha, célébrée tous les ans en hommage à l’enseignement de Bouddha, le jour de la pleine lune du 3e mois lunaire. Acheter une fleur de lotus pour la chance. Faire un tour avec les fidèles (ils en feront 3 en tenant une bougie, trois bâtons d’encens et des fleurs dans les mains : un tour en l’honneur de Bouddha, un deuxième pour son enseignement, et un dernier pour ses disciples. Après le troisième tour, chacun dépose la bougie devant le sanctuaire où j’ai déposé ma fleur), s’en aller, pas habillés comme il faut, on ne veut pas gêner.

BANGKOK > YANGON – LE 20 FEVRIER

Grasse matinée, petit-déjeuner à la guesthouse. On prend le temps, on s’approvisionne au 7eleven. La mamie du Tavee Guesthouse qui nous offre à boire. On prend un Grab à 12h30 pour 240 baht à 4 dedans. La file d’attente pour s’enregistrer à l’aéroport est sans fin mais un jeune homme viendra nous demander de changer de file, pour une bien plus courte. Se faire confisquer la batterie externe (achetée sur Ali Express, pas aux normes on dirait). Le vol est express : à peine en l’air, déjà à terre. On passe la douane, les dames et leur tanaka sur les joues, les hommes en jupe (on appellera ça des longgyi) et leurs dents rouges (à cause du bethel). On se procure une carte SIM chacun : Oredoo pour les filles, Telenor pour les garçons au cas où – à peu près 20 000 kyat (1 euro = 1 750 kyat) le forfait le plus cher. On retire 400 000 kyat pour deux, j’ai perdu ma carte N26 à Bangkok. On prend un taxi pour 14 000 kyat à 4 (une petite demi-heure de trajet avec ce sympathique monsieur), tous logés à l’Hostel9, réservé bien en amont. Notre chambre est au 5ème étage, à peine arrivés nous sommes conviés sur le rooftop (au 7ème étage) à 8h30 ce soir pour jouer au Chinlon (on ne sait pas encore bien ce dont il s’agit). Nous ne verrons pas l’heure passer et nous nous y rendrons à 10h : la partie de ballon est terminée mais on peut jouer aux cartes. On apprend à jouer à un jeu qu’on ne connaissait pas et on leur explique les règles de la bataille corse. Più (celui qui nous a convié à monter) travaille ici, c’est le manager disons, il connait le pays et sera de bons conseils pour la suite. Adorable.

PS : J’invite tous ceux qui arriveraient ici par hasard à jeter un oeil à mon compte Instagram et aux stories à la une pour illustrer davantage mes propos. Je constate – après coup – que de vivre pleinement le moment présent implique aussi de ne pas systématiquement penser à prendre de beaux clichés pour illustrer l’article sur le blog, pardon et merci à mon binôme pour les photos (et pour tout le reste).

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Comments (1)

  1. Merci pour ces explications détaillées. À votre fabuleux voyage ! Prenez soin de vous, on vous aime.