AU-DELÀ EXPÉRIENCES

Thaïlande, semaine 3 : Koh Tao, Chumphon

Voilà mon journal de bord, tel quel.

KOH TAO – LE 7 FÉVRIER

Aujourd’hui, ce n’est pas la grande forme alors on prévoit une journée à la plage, à Sai Daeng Beach (une nouvelle fois) où l’on observe les mêmes poissons sans s’en lasser avec ce masque Décathlon qui te donne l’allure d’un cosmonaute. On envisage de voir le couché du soleil au John-Suwan Viewpoint, c’est un monsieur avec une queue de chat accroché à l’arrière du pantalon qui nous y guidera : 50 bath pour y accéder, qui sont déduits de l’éventuelle conso prise au bar en haut. Un jus de pastèque les pieds dans le vide, c’est magique. On s’essaie au mode photo « détection de sourire » du téléphone de Jenna, validé ! On rentre à pieds, on aura beaucoup marché à Koh Tao. Ce soir, on ira manger une pizza, un restaurant pas loin tenu par un français. Au retour, on est convié à une fête Glow in the dark sur la plage : tout le monde est décoré et brille dans le noir, et, les pieds dans l’eau, deux jeunes hommes jouent avec le feu.

KOH TAO – LE 8 FEVRIER

Ce matin, Jenna, Julien et Antoine se déchargent un peu : chacun quasi 4 kg direction la France dans un grand carton. De mémoire : 800 bath le premier kilo puis 120 bath tous les kilos suivants, 2 mois de délai de livraison estimé. Je ne renvoie rien, je mets juste 1 combinaison et un petit haut de côté.

Cet après-midi, on va pour louer un canoë et rejoindre l’île de Nang Yuan sauf que 500 bath les 3 (ou 4) heures de locations + 100 bath (par personne) l’accès à l’île, on laisse tomber le projet (c’est pas comme si l’île appartenait – parait-il – à un riche homme d’affaires ; toujours plus). On reste sur Sairee jusqu’au couché du soleil où Julien tombe nez à nez avec un ancien camarade de classe, comme quoi le monde est vraiment tout petit.

Ce soir, on dîne à nouveau chez Mama qui propose son fabuleux Pad Thaï à 50 bath ; son jus de mangue est magique lui aussi. Sur le chemin du retour, je lègue mes 2 vêtements (mis de côté ce matin) à une dame qui tient une boutique de vêtements qu’elle semble confectionner à partir de divers tissus, je crois qu’elle peut leurs offrir une seconde vie ; en tout cas elle a l’air ravie.

Et, pour rejoindre Bangkok, on se prévoit 2 étapes : Chumphon et Hua Hin.

KOH TAO – LE 9 FEVRIER

À 10h demain, on prend le bateau jusque Chumphon. Et ce matin, on se rend à la Freedom Beach, on la trouve déserte : elle est toute petite comme on aime, l’eau est bordée d’arbres qui nous font de l’ombre comme il faut ; elle est claire et paisible, les poissons sont nombreux. On s’éclipse quand le monde arrive pour rejoindre la Taatoh Beach (juste derrière) : un filet de volley, une balle à dispo, des balançoires, de la musique, c’est bon enfant. L’eau est plus trouble mais on croise quelques poissons quand même. Après une partie de beach volley, Jenna fait voler le drône. On aura croisé 10 fois les mêmes personnes par ici.

CHUMPHON – LE 10 FEVRIER

À 9h, la navette nous embarque et nous dépose au port. Nous montons à bord d’un grand bateau Lomprayah Catamaran à 10h15 (arrivée à 11h45) direction Chumphon (600 bath). Sur Airbnb, l’adresse du Bar Horizon Bungalow est mal renseignée, nous tournons en rond. Nous aurons pris le bus depuis la gare jusqu’au centre-ville (100 bath le ticket), marché 15 bonnes minutes pour revenir sur nos pas. On s’arrête manger quelque chose avant de rebrousser chemin : ici tout est écrit en thaï, aucune traduction, on ne prend pas de risque et on pointe du doigt une image après l’autre : du riz, des légumes, des oeufs : 75 bath chacun avec de l’eau.

Tom (notre hôte) m’indique que le prix du taxi devrait être de 250 bath environs. Tous ceux que nous arrêtons nous demandent 400 alors on passe notre chemin le pouce en l’air. C’est de l’autre côté de la route qu’on nous interpelle : une sorte de taxi collectif et local à l’arrêt, le monsieur demande à un étudiant à bord de traduire. Timide, il me dira qu’ils vont vers la plage et que l’adresse que je lui indique est à l’opposé, en dehors du centre-ville, tant pis ; tout le monde aura été très impliqué sans communiquer, personne n’était pressé. On poursuit donc, quand un monsieur à moustache nous arrête, il se propose de nous amener contre 400 bath, on propose 250 bath du tac au tac, à quoi il répond 300 à cause des gros sacs, OK. Le coffre ne ferme pas, les rétroviseurs sont au niveau des phares, la moquette sur le tableau de bord fait mouche. Julien devant met le GPS en route pour guider monsieur qui semble n’avoir jamais vu ça auparavant.

Loin de tout, l’endroit est isolé, en pleine nature, la maison tout en bois, un piano, un banc suspendu en guise de canapé, un étang dans le jardin, des chatons dans la cuisine, un chien tout chou ; nous occuperons la mezzanine et pouvons jouir du grand salon, la salle de bain est commune et le petit déjeuner inclus pour 4,5 euros la nuit. Nous résidons donc chez l’habitant, Tom (25 ans pas plus) s’occupe de l’aspect gîte mais ceux que je présume être ses parents ne sont jamais loin, ils se font discrets.

Tom nous propose d’aller sur le marché, à côté : local, on goûtera des beignets de banane (délicieux) et nous achèterons de quoi manger ce soir (pas sur le marché mais pas loin, parce que tout est très « spicy » sur le marché) : pour 300 bath, nous aurons du riz pour 4 et 4 plats différents (tous végétariens) pour tester, sur les conseils de Tom donc.

Rentrés, un nouvel arrivant (il occupera un bungalow dans le jardin) : Cédric de Marseille, il nous parlera du Vietnam, du Cambodge, de Bangkok, etc. Ses beaux-parents arrivent un peu plus tard, ils voyagent tous les 3 depuis bientôt 2 mois. On dine tous les 7 ; et Tom qui nous réchauffe tous les plats, adorable. On débat sur le sens de la vie, carpe diem.

CHUMPHON – LE 11 FEVRIER

Le petit déjeuner (inclus) est haut de gamme : des saucisses (pour ceux que ça intéresse), des oeufs au plat, des toasts (à volonté), un grille pain à dispo, du beurre, de la confiture, de la pastèque et de l’ananas fraichement découpés et tout un tas de boissons chaudes. À 11h, Tom se propose de nous accompagner au centre-ville pour louer un scooter pour deux : zéro agence ici, c’est au niveau de la gare que la dame se propose de nous louer deux scooters qu’on ira récupérer plus loin, chez elle on dirait – 200 bath la journée, pas de passeport en otage. On file direction le parc national de Chumphon : déception, rien à voir avec les photos sur Google, seulement la mangrove et 200 bath l’entrée, on s’en serait passé. Du coup, une glace au yaourt avant d’aller sur la plage de Sai Ree : grande et sale, la mer est agitée ; en arrière-plan un temple où il semble se passer quelque chose : un hommage aux anciens combattants peut-être, des pétards, le stand de loterie dont on s’approche, de quoi faire (sou)rire les vendeuses.

On ira explorer le night market de Chumphon, Google Trad en marche et on mangera un Pad Thaï (40 bath) avec cacahuètes à volonté, un thé glacé tout vert (pas bon), 2 brochettes de tofu (10 bath), 1 barquette de boules de coco (20 bath) et un mango sticky rice (60 bath).

CHUMPHON – LE 11 FEVRIER

Encore motorisés, nous allons jusqu’au Khao Matsee Viewpoint, une vue à 360°, une balançoire les pieds dans le vide, avant d’aller se perdre dans la jungle, de s’aventurer dans un temple « infesté » de chiens : rebrousser chemin quand ils nous aboient dessus, se faire escorter ; tomber sur une fabrique de quelque(s) chose(s) à base de noix de coco, se faire doubler par un camion des singes à l’arrière, capturer des sourires, des signes de la main au loin, essayer une salle de sport rouillée en plein air, visiter un temple tout beau tout neuf sur le chemin du retour. Aller manger du riz gluant et une omelette pour 40 bath, rentrer à la maison (parce qu’on s’y est cru) à 15h, lancer les multiples lessives, envisager d’utiliser la machine à dispo dans la maison, vétuste : le tuto du papa de Tom. En fin de journée, Antoine accompagne Julien chez le médecin pour écarter les doutes qui planent au sujet de la morsure d’un chien joueur sur la plage à Koh Tao ; ils reviennent avec de quoi se restaurer, Julien vacciné au cas où et sous antibiotiques.

CHUMPHON – LE 13 FEVRIER

Grasse matinée, on profite du calme avant le tumulte que l’on présage à Bangkok. S’essayer au hula hoop, travailler un peu quand même. Aller rendre le scooter en ville, passer par le marché, acheter quelque chose qui ressemble à des feuilles d’arbre panées à manger et des spring rolls par tout à fait végé. Journée posée, nous emprunterons le scooter de Tom pour aller chercher à dîner ce soir. Passion snakehead fish, il y en a plein l’étang. Demain, on prend le train.

PS : J’invite tous ceux qui arriveraient ici par hasard à jeter un oeil à mon compte Instagram et aux stories à la une pour illustrer davantage mes propos. Je constate – après coup – que de vivre pleinement le moment présent implique aussi de ne pas systématiquement penser à prendre de beaux clichés pour illustrer l’article sur le blog, pardon et merci à mon binôme pour les photos (et pour tout le reste).

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